3i3s Partenaire du Paris AIRFORUM 2015

http://parisairforum.latribune.fr/intervenants_2015/philippe-boissat/

Philippe est un passionné de l’aéronautique, de l’espace et de l’univers de la défense. Pilote d’avion et ingénieur en télécommunications, il a passé plusieurs années à travailler dans l’aérospatiale pour le compte d’entreprises de télécommunications comme  ALCATEL, NORTEL, IBM ou T-Systèmes et, dans le domaine de l’espace, pour SES–GLOBAL et EUTELSAT. Il est également, depuis 2005, le Président de l’institut Aerospace 3i3s dédié aux applications spatiales. Aujourd’hui il est l’expert et l’interface Aerospace & Defence Europe pour la firme Deloitte.

“ Course au confort dans les cabines d’avions: quels challenges pour les industriels ? ”

PHILIPPE BOISSAT

L’aménagement des cabines d’avions est devenu un enjeu stratégique pour les avionneurs et les équipementiers. Plusieurs paramètres doivent être pris en compte, d’où la complexité et le réel défi. Il va falloir innover dans tous les compartiments et plus particulièrement sur les sièges, point commun des équipementiers. Les lignes ont bougé : ce n’est plus l’avionneur qui impose les sièges, maintenant ce sont les clients (Les compagnies aériennes) qui font les choix ! Il faudra intégrer les nouveaux matériaux et tenir compte de l’obsession du poids, du confort, des IFE (Inflight Entertainment) entre particulier. Dans l’avion tout compte pour gagner du poids : les revêtements intérieurs, les coffres à bagages, les matériels destinés aux personnels navigants, l’éclairage, les systèmes de recyclage de l’air. Il faut aussi prendre en compte la consommation électrique. Les choix technologiques sont structurants car les certifications sont longues et il est inenvisageable de sacrifier la sécurité. Enfin, il est nécessaire de prendre en compte le coût de la maintenance. La question qui se pose est la suivante : les passagers sont de plus en plus exigeants mais sont-ils prêts à payer ces innovations ? Il faut que le retour sur investissement soit au rendez-vous. Les équipementiers deviennent cruciaux dans le cycle de la fabrication sachant qu’ils vont devoir aussi tenir les cadences d’approvisionnement, en constante augmentation